QUELQUES EXEMPLES DE LOCATAIRES CAUSANT DE SERIEUX MAUX DE TETES AUX BAILLEURS





Par leur comportement, ils contribuent à l’établissement de « listes noires » informelles de locataires à éviter absolument … pas pour rien.

Avec eux, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes au moment de la signature du bail.

C’est « après » ; dès que « le Bic est sec », immédiatement après la signature pour certains, ou quelques temps après  la « période de grâce » suivant cette étape charnière pour d’autres, c’est donc « après » que les masques tombent et que les dérapages commencent.

Voici quelques profils de ces locataires d’un genre spécial.

Selon vous quel est le plus nuisible ? En connaissez-vous d'autres ?


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LE JURISTE « NON ORTHODOXE »
L’ADEPTE DE LA POLITIQUE DE LA TERRE BRULEE


Ce type de locataire  « connait et maitrise le droit », et contrairement à ses collègues plus orthodoxes, on dirait qu’il a appris le droit pour vous torturer et « vous en faire voir de toutes les couleurs ».

Avec lui, vous allez conjuguer le verbe  « avoir la tension à tous les temps »

Dans un premier temps, il pourra avoir une attitude normale et positive en cas de rappel de ses obligations non remplies.

Après cette période de grâce, ce seront les subterfuges et les alibis de « dérangement d’une personne occupée » etc. qui vous seront servis de plus en plus systématiquement.

Enfin, cantonné dans sa tour d’ivoire, il ne se donnera même plus la peine de vous répondre et vous comprendrez alors, à moins que vous n’ayez besoin d’un petit dessin, qu’il vous faudra « passer à la vitesse  supérieure » et saisir le tribunal …. 

Mais c’est précisément là qu’il vous attendait justement puisque c’est sa voie préférée … Il vous emmènera dans un labyrinthe judiciaire dont il maîtrise les divers contours et votre chemin de croix est garanti. Donc, si vous êtes hypertendu, demandez à votre médecin de renforcer ses prescriptions médicales car vous allez en avoir fortement besoin …

Vous pourrez arriver au bout de vos peines mais avec un important investissement en temps et en argent.

Si les loyers attendus doivent gérer vos besoins essentiels, dès qu’il se présente, dites lui tout simplement que votre local vient juste d’être pris …




Il a épuisé ses droits et la seule obligation qui lui reste est de libérer votre bien.

Comme il ne l’entend pas de cette oreille et certainement parce qu’il ne dispose d’aucun autre moyen de pression ou d’aucune voie légale pour se maintenir sur les lieux,  il va vous montrer sa capacité de nuisance …

Ainsi, il va détruire le plus de choses possibles sur place et vous allez être face à l’horreur d’un paysage  « après tsunami »

Selon les contingences de cette situation  « après tsunami » à gérer et les contraintes qu’il vous faudra prendre en compte, s’il ne s’est pas tout simplement évaporé après ses brillantes performances, vous pourrez décider  de refermer cette lourde parenthèse en le « laissant partir avec sa malchance » ou plutôt de le poursuivre au pénal pour lui apprendre à ne plus jamais avoir ce genre d’écarts chez un bailleur.















L’OPPORTUNISTE – CALCULATEUR

L’ADEPTE DE LA FILOUTERIE

Il a en arrière plan un projet  avec « jack pot » que lui seul connait, et que vous n’avez bien sûr pas besoin de connaître, mais par contre  il a besoin de votre local bien placé pour y mener ses activités … et son plan.

Tout ira « comme sur des roulettes » pendant un certain temps  jusqu’au jour où vous apprendre la désastreuse nouvelle de l’incendie survenu dans vos locaux loués, incendie dont l’origine des causes ne sera pas d’une clarté cristalline mais …. Il se trouve que ce locataire avait souscrit une assurance qui lui permettra de toucher un confortable ou très confortable dédommagement, le fameux « jack pot ».

Les lendemains de cette situation « tsunamitique » pour vous dépendront de ce qui aura été mis en évidence en ce qui concerne les causes de cet incendie qui a détruit votre bien, mais également des intentions finales de votre locataire  avec son jack pot…











Il va vous payer un montant  important  à titre de loyers d’avance (6, 8 mois ou 1 an, ou même plus), puis il estimera qu’il a « suffisamment fait » à ce niveau et que le temps du retour sur investissement est venu pour lui

Il choisira unilatéralement ce moment où il doit commencer à percevoir les dividendes de son investissement et donc désormais vous couper les vivres. Il ne vous versera plus jamais rien jusqu’à son départ  des lieux  ….

Vous ne le saurez jamais directement car il aura préparé  une batterie d’alibis justificatifs de ses reports de paiement permanents : il est en déplacement, il a eu deuil, il est souffrant etc. Il pourra même parfois oublier qu’il vous avait déjà servi un alibi qu’il réutilise, la mémoire faisant parfois défaut lors des jongleries… Ainsi il pourra oublier qu’il vous avait fait dire la dernière fois qu’il était au village pour l’enterrement de sa grand-mère, qui semble avoir entre-temps été ressuscitée, puis être morte à nouveau puisqu’il vous explique à nouveau qu’il a été obligé de se déplacer pour ce même deuil ….

Si vous vous laissez endormir par la ronde de ses alibis, les intérêts de votre crédit que vous avez contracté en comptant sur vos rentrées de loyers pour son remboursement vous mettront dans un état de tension maximale avec votre banquier détenteur lui, de véritables intérêts liés à son prêt.

Vous avez intérêt à vous en débarrasser au plus tôt …


L’ENVAHISSEUR
LE POINTILLEUX - GRINCHEUX 

Au cours du bail dont les paramètres de base ont pourtant été parfaitement établis et entendus, vous verrez un nombre d’occupants de plus en plus nombreux s’affairer dans les lieux loués. Au départ, vous pensiez qu’il s’agissait certainement  de clients, mais en fait, tel n’était pas le cas.


Vous vous souvenez pourtant que dans le bail était incluse une clause d’occupation personnelle  précisant que le local devait être occupé par le locataire pour les besoins de ses activités mentionnées dans le bail. Ce que vous avez là sous les yeux, vous montre toutefois que ces activités sont menées aussi par d’« autres », ou que plusieurs activités « autres » sont menées par d’« autres » !

Le recadrage risquant d’être difficile, la libération de votre local ou de votre terrain sera certainement la meilleure,  pour ne pas dire la seule voie de salut...


Il peut se manifester dès le départ au cours de l’inspection des lieux avant la signature du bail, par exemple en sentant des odeurs que personne ne sent pourtant. C’est un avant-goût de ce qu’il vous montrera ensuite …


Ce type de locataire a l’air de vivre avec une loupe qu’il ne lâche qu’au moment de dormir : les 365 jours que le Très-haut donne à tout un chacun sur terre semblent ne pas être suffisants pour lui pour aller à la recherche d’anomalies dont « il faut absolument qu’il vous fasse part ». Peut-être même qu’au Paradis, il trouverait le moyen de détecter des défauts ….

Le parcours du bail sera donc parsemé de diverses requêtes qu’il vous faudra gérer d’une manière ou d’une autre car il devient parfois agressif lorsque ses plaintes ne sont pas entendues. Pour avoir une paix royale avec ce perfectionniste grincheux, vous avez intérêt à ce que tout soit parfaitement « en ordre » dans votre bien loué.



L’ADEPTE DE SON PROPRE ADAGE « EN FAIT D’IMMEUBLE, POSSESSION VAUT TITRE »





Ce type de locataire a vu ses droits expirer suite à une résiliation du bail pour non-respect de ses obligations ou pour non-renouvellement. Il sait donc qu’il doit libérer votre local mais  il ne l’entend pas de cette oreille.

Puisqu’il est en place, pourquoi ne pas encore s’y maintenir ? Dès lors sa stratégie consistera à trouver des moyens de prolonger son occupation le plus longtemps possible.

Parmi ses éléments de stratégie, soit il vous « poussera à la faute  »,  soit il prendra la casquette de « procédurier ».

Il pourra décider, comme dans une partie de cartes serrée, de vous laisser vous découvrir et de vous « pousser à la faute ». Il posera un acte qui vous exaspèrera et vous fera tellement sortir de vos gonds que vous poserez des gestes non réfléchis susceptibles de donner lieu à des situations dont il sera difficile de vous extraire s’il s’agit d’actes prohibés par les textes.

En effet, il ne perdra pas une seule minute pour lancer une contre-offensive musclée d’ailleurs peut-être déjà totalement préparée …. Attention aux conséquences surtout si cet acte est passible de sanctions pénales et qu’il connaissait un commissaire de police  prêt à lui prêter main forte pour mettre en œuvre sa stratégie …

Il pourra aussi plutôt décider d’investir dans l’assistance judiciaire d’un avocat qui aura pour unique mission de vous perdre dans les dédales du labyrinthe judiciaire le plus longtemps possible afin de prolonger son maintien sur les lieux.

Ainsi, grâce à une politique de dilatoire savamment configurée, une preuve aussi évidente que celle du nez au milieu de la figure prenant habituellement une ou deux minutes prendra plusieurs audiences chacune espacée de renvois à un ou deux mois …

Avec ce type de filou, une bouée de sauvetage peut parfois (mais pas toujours) être la voie transactionnelle dans le cadre de laquelle un petit sacrifice que vous consentirez vous permettra de raccourcir les délais de récupération de votre bien….






Pour les portraits types de mauvais bailleurs, c'est ici



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